C'était le printemps, les premiers jours de mai 2005. Nous étions en colère. Les jeunes n'avaient pas encore brûlé de voitures ds les banlieues, ni reçu de contrat première embauche en guise de bienvenue ds le monde du travail (précaire). Mais le malaise était déjà perceptible. Les jeunes semblaient considérés comme une menace et nom comme une ressource. Témoins de ce traitement méprisant à l'égard des nouvelles générations et conscients que la cocotte-minute sociale pouvait à tout instant exploser, nous avons décidé de prendre parti, en écrivant.
Clémentine Autain et Mikael Garnier-Lavalley
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