C'est le titre de l'interview que donnait hier François de Cloests en page 6 du Parisien.
Après "toujours plus" il y a 25 ans, il publie "Plus encore !" chez Fayard-Plond.
A la question : "Vous parlez de prolétarisation" des jeunes. Ce sont des mots très durs.", il répond : "Mais c'est la réalité. J'ai honte de ce qu'on fait subir aux jeunes. Comment ne pas s'intérroger quand on voit qu'à 25 ans un jeune sur cinq n'arrive à décrocher ni logement ni travail, qu'un jeune diplomé met au moins cinq ou six ans pour trouver un emploi. Non sans avoir multiplié les stages, les petits boulots souvent payés des queues de cerises. La vérité c'est que les jeunes sont devenus les variables d'ajustements de notre société, traditionnelement comme les ouvriers, et que ce sont eux qui encaisssent le choc de la mondialisation et des éfforts qu'on a pas voulu consentir. Pendant ce temps-là, les sexagénaires profitent du satut en or que les gouvernants de droite et de gauche leurs ont concocté. La France consacre 12% de son PIB aux pensions. C'est un record en Europe. Et depuis l'ancien régime, jamais les inactifs n'ont accumulés autant de patrimoine et de richesse par rapport aux actifs. Il n'y a pas de quoi s'en enorgueillir.".
Loin d'être d'accord sur tout avec lui (il faudrait creuser sur les inégalités parmi les inactifs), c'est quand même rassurant de voir son analyse sur la jeunesse...
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